Inde – 16 hours of train to Udaipur City

Cher(s) internautes,

 

En partance de Mumbai pour Udaipur, nous avons découvert le train couchette et l’ambiance conviviale qui y régnait. Pour 1300 roupies chacun (soit un peu moins de 20€/pers), nous avons obtenu notre place en classe 3A qui nous permet de dormir convenablement avec de l’air conditionné. C’est un peu plus cher que la normale car nous avons pris un Taktal ticket, qui est un billet de train pris la veille pour le lendemain. Figurez-vous que l’Inde est si peuplée que le train est toujours surchargé et plein au moins 2 mois à l’avance. Cependant, un certain quota de places est conservé et celles-ci sont achetables la veille du départ, moyennant un petit supplément.

Vendredi 8 mars, en fin de matinée, nous sommes arrivés assez tôt à la gare de Bandra Terminus (Mumbai), sous un soleil de plomb, pour avoir le temps de nous repérer et de manger (encore) un thali sous les nombreux regards curieux (comme toujours).

Il y a, dans les gares indiennes, des salles réservées aux voyageurs pour se reposer et se doucher (douches que nous n’avons pas osé tenter et que nous ne conseillons pas forcément vu la propreté des lieux).

Ici aussi, nous étions les seuls Européens. Et décidément nous ne passons jamais inaperçus. Et paraîtrait-il même que cela mérite une photo :

 

Photo de famille au terminal de bus de Bandra

Absorbés par notre transe anxieuse de ne pas trouver nos places dans le wagon, nous avons été sauvés naturellement et spontanément  par Mirthe, une Hollandaise, sortie de nulle part et première backpacker, déjà bien acclimatée, que nous rencontrons. Nous l’avons louée comme une sainte sauveuse, puis une fois séparés dans le wagon, Flo lui promit de « talk later ». Puis, après que Flo a été poliment rappelé à l’ordre sur son statut marital, c’est avec grand plaisir que nous avons fait connaissance avec Mirthe, qui nous a éclairés sur pas mal de points.

Résultat des courses : nous voyageons ensemble pendant notre séjour à Udaipur, avant de se séparer pour rejoindre Jodhpur.

Et comme on dit par chez nous :

« A backpacker is never alone »

Le wagon de la 3A est divisé en plusieurs compartiments de 6 lits séparés du couloir par un rideau. C’est simple mais plutôt propre et correct. Les toilettes sont locales, « à la turque » (au grand bonheur de Stéphanie) et accompagnées de charmants cafards, spectateurs de lâchage en tout genre directement sur les voies.
Ceci étant dit, nous nous accordons avec le guide du routard pour dire de ce transport qu’il est le meilleur rapport qualité/prix.

« Namaste », une famille très accueillante dans notre premier train de nuit

Et c’est ainsi que nous nous sommes retrouvés immergés dans une famille indienne en partance pour un temple à Nathdwara, non loin d’Udaipur, pour un pèlerinage mensuel.

Les Indiens qui ne cherchent pas à faire du business avec vous sont très curieux et n’hésitent pas à engager la discussion et à partager savoir, culture et nourriture… (prends en d’la graine le Parisien). Et ceci nous rend d’autant plus sensibles que cela semble toujours se faire avec gentillesse et bienveillance.

Flo a donc appris à jouer au « Teen patti », une sorte de pocker à l’indienne qui se joue à 3 cartes puis il a été missionné pour être le maître du Teen Patti français.

Flo apprend à jouer au teen patti

Pendant ce temps-la, Steph et moi-même, un peu plus craintives, avons préféré explorer les recoins de notre wagon.
Là-dedans, à part « pisser à la turque »… On n’aime toujours pas les portes, c’est flippant mais c’est très drôle! Donc, voyageur, si tu veux sauter en marche, c’est douloureux, voire mortel, mais c’est possible!

 

Dans le train

On mange comment en 16 heures coincés dans un train? Alors soit tu ramènes du thali que tu as préparé à la maison avant de venir. Soit, si t’as pas de maison (comme nous) et que tu sais pas faire du thali (comme nous), tu en commandes sur place. Et tu fais gaffe car si tu t’y lances de manière trop enthousiaste, et bien tu passes quelques heures avec la tourista, sur des toilettes à la turque dans un train qui tangue et qui ne va pas plus vite que 80 km/h. Mais, nous, heureusement, on a échappé à tout ça!

Et on dort comment dans un train de nuit indien? Pas bien du tout hein! Nous n’allons pas vous mentir. Si tu réponds aux critères suivants, t’es clairement mal barré :
– que tu mesures plus d’1m60
– que tu voyages avec ton backpack pesant entre 10 et 15kg
– que tu n’aimes pas les ronflements, les coups de klaxon, les guilis aux pieds, et les bruits corporels de Basile le rot facile* (*le prénom a été modifié)…
Stéphanie n’a pas survécu a l’expérience, nous l’avons laissé sur place… (Blague)

« Parfaitement » installés dans le train couchette

Bref, au final, malgré une nuit quelque peu agitée, nous avons fait de belles rencontres et avons partagé de bons moments… Et retenterons l’expérience avec « plaisir » ! (Façon de parler quoi)

À bientôt pour de nouvelles aventures depuis Udaipur.

Love from somewhere in India

Arou & Flo

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