Chili – Valparaiso

Chers internautes,

 

Bref… pour être honnêtes. Arrivés à Valparaiso, nous étions juste en mode « panique » et n’avions besoin que d’une chose, nous isoler, nous protéger et nous consoler. A ce moment-là, vivre un vol de plus, fut vraiment très difficile et le tout cumulé à notre poisse légendaire, ça commençait à faire lourd à porter. Nous avons rejoint l’auberge Hostal Angel (cf. hostelword.com) qui fut donc comme un îlot de paix pour notre fort intérieur complètement chamboulé.

Comme une cloche qu’on vient de cogner et qui résonne, comme après chaque choc, nous avions besoin de temps pour tout simplement… reprendre nos esprits. Alors à cet instant, nous avons accepté le simple fait d’être lents.

Au premier jour, nous nous sommes rendus au commissariat de Valparaiso pour obtenir une déclaration de vol dans le but d’essayer de sauver ce qu’on pouvait peut-être encore sauver via notre assurance. A l’heure qu’il est, nous ne savons toujours pas ce qu’il va en être concernant les possibilités de remboursement, qui pourrait éventuellement s’élever à… 300€ maximum (oui, grande blague). Au Chili, et notamment au Chili, il n’est pas vraiment facile de communiquer lorsque l’on ne connait pas un mot d’espagnol. Au commissariat donc, face à un flic parlant anglais comme une vache latine et avec un Flo qui reprend ses marques, il y a longtemps oubliées, nous avons tout de même pu obtenir un rapport officiel racontant comment malheureusement, nous nous étions faits dépouiller à Santiago.

Une fois ceci fait, pendant deux jours, nous avons beaucoup communiqué sur ce qui venait d’arriver. Déjà entre nous, puis avec les gens de l’auberge et nos proches qui tous réunis, eurent un effet thérapeutique.

 

Hostal Angel

Hostal Angel hostal est un lieu très chaleureux, propre, coloré et calme (sauf quand les colocs australiennes rentrent très alcoolisées à 4 heures du matin). Ici, nous y avons rencontré nos premiers autres tourdumondistes. Deux anglaises qui, à dix jours de différence, suivaient un itinéraire identique au nôtre à quelques détails près. Quand nous racontâmes nos déboires et nos deux complices, elles étaient éberluées, ne pouvant répondre que par des réponses très « empathiques » du genre : « si ça m’arrivait à moi, oh la la, ce serait terrible ! », ce à quoi nous avons très sincèrement répondu : « mais rassurez-vous, pour nous aussi, c’est terrible ! ».

A Angel, nous y avons également fait la connaissance d’une américaine qui prenait un semestre off pour visiter l’Amérique du sud. Cette dernière était abasourdie en apprenant qu’une année de Master universitaire en France coûtait dans les 500€, tandis qu’elle, se préparait déjà psychologiquement à rembourser son prêt de 45000US$ x 4 années d’études, une fois qu’elle serait rentrée dans la vie active.

Ici encore, nous y avons rencontré une russe qui vit en Amérique latine depuis déjà trois ans et qui était à la recherche d’un nouvel endroit où s’installer. Lorsqu’on lui a appris notre réalisation de tour du monde, elle était impressionnée et d’emblée la question qu’elle nous posa fut : « mais, vous n’êtes pas fatigués ? Ca fait une semaine que je voyage et j’en peux déjà plus », ce à quoi bien sûr à ce moment-là on a honnêtement répondu : « bah là, tu vois, tout de suite, on a juste envie d’arrêter ».

Plus tard, sur le départ, nous avons rencontré un suisse germanophone super sympa, avec qui le contact est très bien passé. Son programme en Amérique du sud était le suivant : voyager jusqu’à ce qu’il en ait marre ou qu’il soit à cours d’argent. Et en parlant d’argent, sans penser aux stéréotypes des suisses blindés aux as, tous les trucs prévus à son programme étaient bien trop chers et inenvisageables pour notre budget (amputé par un connard de chilien) : la Pentagonie, Ushuaïa ou l’Antarctique.

Contrairement à notre voyage en Asie du sud-est, en l’espace d’à peine quelques jours en Amérique du sud, nous rencontrions déjà beaucoup plus de monde. Effectivement, un peu comme en Australie, l’effet auberge de jeunesse, dortoirs et vie à proximité ont un rôle impressionnant dans le nombre de rencontres qu’on peut faire en voyage. Et à ce moment-là de nos vies, ne pas se retrouver seuls, se sentir entourés, entendus et compris, nous fit énormément de bien…

 

Se ré-équiper

A Valparaiso, il nous a donc fallu deux bons jours pour nous resaisir. Pour les gens que nous sommes, il était impensable de continuer ce voyage sans ordinateur. Comment écrire ? Comment monter les vidéos ? Comment tenir notre blog ? Comment communiquer ? D’autres auraient pu continuer ainsi, délestés de ce genre de bien un peu superflu mais pour nous, ce n’était pas possible. Après longue discussion et réflexion, nous nous sommes rendus dans les « Galeries Lafayettes » locales pour y acheter un nouvel ordinateur… certes moins bien que celui que nous avions, mais un qui ferait l’affaire et tiendrait (on l’espère) la route jusqu’à notre retour au bercail.

Nous nous sommes donc rendus dans plusieurs magasins pour comparer les prix et avons opté pour un ordinateur HP du grand magasin Ripley. De manière générale, le matériel électronique au Chili est aussi cher qu’en France et le choix est moindre et relève souvent de générations antérieures. Impossible donc pour nous de faire une « affaire », tandis qu’à peine une semaine plus tôt, on disait à propos de l’Australie qu’au vu du taux de l’euro par rapport au dollar australien, si on avait eu besoin de matériel hig- tech, c’était le meilleur endroit pour faire du shopping (ex. une Gopro 3 black edition coûte 400AU$, soit 257€, tandis qu’en France elle coûtait 450€ au moment où nous l’avons acheté). Mais bref, sans regret, Flo a cassé sa tirelire et pour 550€, nous sommes repartis avec un ordinateur équipé d’un Windows 8 tout pourri et tout en espagnol, gracias !

 

La Sebastiana, la demeure de Pablo Neruda

Mais bref ! Après ces quelques jours passés à se morfondre, nous avons visité Valparaiso (bah oui, quand même).

Pour ce premier jour à nouveau en mode « voyageurs », nous avons fait une longue marche dans les hauteurs de Valparaiso pour nous rendre jusqu’à La Sebastiana, ancienne demeure de Pablo Neruda, le très célèbre écrivain au prix Nobel de littérature. Cette maison, maintenant transformée en musée (visite : env. 6€) offre une magnifique vue sur toute la côte.

La Sebastana, demeure de Pablo Neruda

La Sebastana, demeure de Pablo Neruda

Depuis la Sebastana

Depuis la Sebastana

Tout au long de notre chemin dans les rues très vallonnées de Valparaiso, on a pu admirer la baie de Valparaiso ainsi que les nombreuses peintures murales qui, pour nous, grands ignorants en ce qui concerne l’art de rue, paraissaient trop belles pour être appelées « tags ».

Donc, sous un très beau soleil de novembre, on a marché pas loin de 6 ou 7 kilomètres avec quand même la petite angoisse de sortir notre appareil photo… Cette première balade après notre traumatisme fut cependant très réconfortante et nous remis du baume au cœur. Et pour le simple plaisir des yeux, on vous invite à admirer la suite…

Valparaiso

Les superbes rues colorées de Valparaiso

Les superbes rues colorées de Valparaiso

Les superbes rues colorées de Valparaiso

Les superbes rues colorées de Valparaiso

Les superbes rues colorées de Valparaiso

Les superbes rues colorées de Valparaiso

Les superbes rues colorées de Valparaiso

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Les superbes rues colorées de Valparaiso

Les superbes rues colorées de Valparaiso

Les superbes rues colorées de Valparaiso

Les superbes rues colorées de Valparaiso

Les superbes rues colorées de Valparaiso

Les superbes rues colorées de Valparaiso

Les superbes rues colorées de Valparaiso

Les superbes rues colorées de Valparaiso

Les superbes rues colorées de Valparaiso

Les superbes rues colorées de Valparaiso

Les superbes rues colorées de Valparaiso

Les superbes rues colorées de Valparaiso

Les superbes rues colorées de Valparaiso

Les superbes rues colorées de Valparaiso

Les superbes rues colorées de Valparaiso

Les superbes rues colorées de Valparaiso

Les superbes rues colorées de Valparaiso

Les superbes rues colorées de Valparaiso

Les superbes rues colorées de Valparaiso

 

Balade jusqu’à Paseo 21 de Mayo

A Valparaiso, il y a de nombreux funiculaires. Etrangement et nous n’avons pas compris pourquoi, beaucoup d’entre eux n’étaient pas en fonction à notre passage. Le dernier jour de notre visite à Valparaiso, nous avons pu cependant grimper jusqu’au Paseo 21 de Mayo qui offre un superbe mirrador sur toute la ville et son port. Valparaiso est donc une ville côtière et un port commercial où on voit au loin de très nombreux cargos, navires commerciaux et navires de guerre.

Dans les rues de Valparaiso

Dans les rues de Valparaiso

Une des nombreuses belles vues de Valparaiso

Une des nombreuses belles vues de Valparaiso

Vue sur le port depuis Paseo 21 de Mayo

Vue sur le port depuis Paseo 21 de Mayo

Flo au Paseo 21 de Mayo

Flo au Paseo 21 de Mayo

Les rues de Valparaiso sont très vallonnées et la ville, comme toute la côte ouest de l’Amérique du sud peut être sujette à des… raz de marrées. Il est donc très courant de trouver régulièrement des panneaux vous indiquant le sens à prendre si vous devez vous mettre en sécurité à l’annonce d’un tsunami. Plus tard, à Arica (au tout nord du Chili), Jennifer, une française installée dans ce pays, nous racontera que toute la population est élevée avec cette culture d’un risque accru de raz de marée. Beaucoup de locaux refusent de se rendre dans les grands rassemblements et manifestations de bord de plage, de peur d’un mouvement de foule si des secousses surviennent. Aussi et elle nous donnera un conseil qui pourrait servir à beaucoup d’ignorants : ne jamais dormir tout nu, car si un tremblement de terre survient, ce serait gênant de se retrouver le cul à l’air dans la rue.

En cas de Tsunami...

En cas de Tsunami…

 

Spécialité culinaire

Qui dit voyage bien évidemment, dit « bouffe » ! Et c’est l’une des parties qu’on adore le plus : la découverte des spécialités culinaires.

En Amérique du sud, on n’est pas connu pour être très sveltes et à vrai dire, quand on est attentif aux silhouettes des gens, on se rend très vite compte qu’au Chili notamment, on est tous petits et en surpoids (clairement et quasi sans exception !).

Le temps d’un petit repas, on a donc découvert une des spécialités locales : le Chorillana. Avec la description suivante, vous découvrirez très vite le pourquoi du comment ici on a tous un physique un peu disgracieux. Le Chorillana est une montagne de frites qui baignent sous une fricassé de porc frit, des oignons et des œufs. Ca coûte environ 4500CH$ pour deux personnes, soit environ 6,25€. Et on avoue, c’est très, très bon et… très, très, très, gras !

Pour la petite adresse sympa (cf. Longely Planet), nous sommes allés au Casino Social J Cruz, qui n’a rien à voir avec un casino. Perdu dans une rue perpendiculaire à la rue Condell, ce petit restaurant à l’atmosphère fourre-tout plein de charme offre un seul plat : le Chorillana. Un déjeuner accompagné d’un joueur de guitare refaisant tout le répertoire classique espagnol, et ça nous a clairement remonté le moral et remis dans une bonne optique de voyage.

Flo s'attaque au Chorillana

Flo s’attaque au Chorillana

Il sera très difficile pour vous, si vous planifiez un voyage en Amérique Latine, de passer à côté des… Empenadas. Internationalement connus, ces chaussons fourrés de viande et de légumes peuvent, aux bonnes adresses, être vraiment un délice et combler les grosses et petites faims en tout genre. A Valparaiso, on a en donc trouvé entre 1200 et 1500CH$ les deux, d’énormes et très bonnes empenadas comme on a toujours pas retrouvé depuis.

Bref, après un temps de morosité, les rues de Valparaiso nous ont rempli le cœur de couleur et le ventre de bon gras réconfortant. Le moral un peu meilleur, après 4 jours passés à Valparaiso, nous avons mis cap sur San Pedro de Atacama avec la compagnie de bus Tur Bus (l’une des meilleures du pays). C’étaient donc 25 heures de trajet qui nous attendaient… à travers désert et désert… Pas simple donc mais une expérience supplémentaire à ajouter à notre compteur.

Valparaiso

A nouveau du baume au coeur

Valparaiso

Un coeur de couleur

Valparaiso

Flo, le moral au beau fixe

A bientôt au nord du Chili !

 

Arou et Flo

 

 

 

Novembre 2013 :
Hostal Angel, dortoir de 8 lits (cf. hostelworld.com) : 10,40$/pers (env. 7,50€)
Visite du musée La Sebastana : env. 6€
Chorillana, spécialité locale : environ 4500CH$ pour deux personnes (6,25€)
Empenadas : entre 1200 et 1500CH$ les deux (env. 1,80€)

3 Responses to “Chili – Valparaiso

  • En effet on peut pas vraiment appelé ça des tags 🙂

    Tenez-bon les amis !

  • Salut les rock and worlders !

    je vous suis depuis un moment. Nous sommes nous aussi partis depuis un bail sur les routes asiatique et n’avons pas pris l’option tour du monde, mais tour d’Asie. Nous rentrons maintenant tranquillement en europe, et sommes actuellement a berlin, ville de street art ! un grand Valparaiso en quelque sorte!
    je lis avec grand plaisir vos aventures et mesaventures…

    je vous envoie pleins d’energie pour la suite de votre périple

    cécile

    • Merci beaucoup Cécile pour ton message, ça nous fait très plaisir!

      Eh oui aventures ET mésaventures, cela fait partie intégrante du voyage. Ce sera bientôt à nous de suivre les aventures des autres depuis l’Europe, mais on en a bien tous profité je pense 🙂

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