Good Morning Vietnam !

Chers internautes,

 

Sept heures de bus en mode « stone, je me suis vidée de tout mon corps la veille, je suis au bout de ma vie » et nous voilà arrivés en un seul morceau à Ho Chi Minh Ville avec, malgré tout, le sourire jusqu’aux oreilles à l’idée de fouler cette terre vietnamienne si chère aux yeux d’Arou.

Arou dans le bus vers le Vietnam

Descente du bus, premier pas sur le territoire vietnamien !

Le passage de la frontière s’est fait aisément mais a quand même pris un peu de temps. Tout de suite, le nom vietnamien d’Arou inscrit sur ce passeport français interrogeait tous les locaux qui pouvaient y jeter un œil et la première question que tout le monde avait en tête et que vous autres devez également vous poser : « Does Arou speak Vietnamese ? ». Si « I can count from 1 to 10 in Vietnamese » est une réponse, alors… non, Arou ne parle pas vietnamien. Et ce fut très malheureux étant données certaines situations vécues durant ce voyage, où parler vietnamien nous aurait bien sortis de deux ou trois galères.

Mais bref, nous sommes arrivés ce soir du 3 juillet 2013, près de la rue Pham Ngu Lao, le quartier des backpackers, dans le district 1, où au hasard, nous nous sommes arrêtés au premier hôtel d’allure sympathique : le Ngan Tuan Hotel, où pour 10$ la nuit (prix négocié), nous avions, comme à notre habitude, notre petite chambre double avec salle de bain et cette fois-ci, Ô joie, de l’air conditionné !

Ici, nous avons été accueillis par Song, une jeune vietnamienne tout a fait charmante, qui tenait l’agence de tourisme située au rez-de-chaussée, et qui a tout de suite été enthousiasmée par l’idée qu’Arou soit eurasienne. Et à peine 20 minutes après notre arrivée, tout l’hôtel savait le comment du pourquoi Arou portait un prénom et un nom vietnamiens… les nouvelles ici aussi vont très vite.

Après quelques échanges, nous avons tout de suite sympathisé avec toute la clique de l’hôtel, prenant donc la décision de réserver des chambres pour l’arrivée de petite famille une semaine plus tard.

Lors de nos deux premiers jours au Vietnam, nous nous sommes surtout et avant tout économisés et n’avons pris aucune avance sur les visites touristiques de la ville. Ho Chi Minh Ville, anciennement Saigon, offre une magnifique introduction au reste du Vietnam qui diffère entièrement des autres pays d’Asie du sud-est. Fourmilière oppressante de scooters, réseaux électriques qui font penser à un gros plat de spaghettis, rues bruyantes jour comme nuit, Ho Chi Minh Ville est à la fois vivante et épuisante. Ce qui était conté à Arou lorsqu’elle était plus jeune, prenait enfin forme dans toute sa splendeur et sous la chaleur écrasante de ce mois de juillet. Ici, plus de tuk-tuk, on se déplace en taxi, en bus ou en moto-taxi (« Xe Om »). Traverser une rue devient un sport national de slalom entre les motocyclettes, discipline nécessitant une grande capacité d’anticipation de chaque être qui gravite autour de soi. Ici, c’est la vie en symbiose, on se bouscule, on ne s’excuse pas, c’est fait ainsi, à quoi bon la courtoisie, ça ne te fait pas manger, rappelez-vous la vie est faite ainsi, les uns gravitent autour des autres, pas besoin d’un sourire ni d’un merci, ceci ne vous permet pas de mettre du beurre dans votre riz, effectivement les vietnamiens semblent être faits ainsi…

Du réseau électrique typiquement local

Flo se balade une rue (étrangement calme) d’Ho Chi Minh Ville

A Ho Chi Minh Ville, nous goûtons à notre première Saigon Beer (entre 10 000vnd et 15 000vnd, soit env. 0,35€ et 0,50€) ainsi qu’à notre tout premier Pho, la grande spécialité locale (que vous pouvez retrouver très facilement à Paris XIIIème) qui se compare très facilement à une soupe de nouilles dans laquelle on trouve de la viande (bœuf, poulet ou porc) et des nouilles de riz baignant dans du bouillon agrémenté de différentes herbes et aromates (menthe, coriandre, pousses de soja, citron…), le tout pour plus ou moins 50 000vnd (env. 1,75€).

Premier Pho et premières Saigon Beers

Le temps de nous occuper pendant les 6 jours précédant nos retrouvailles avec la famille d’Arou pour 3 semaines à la découverte de notre pays familial, nous avons rapidement décidé de partir pour Vung Tau, après avoir réalisé que nous n’avions pas le temps de nous rendre à l’île de Phu Quoc, célèbre pour ses plages paradisiaques et ses fabriques de Ngoc Mam, ni le temps ni l’argent pour les îles de Cao Don au sud-est du Vietnam.

Quand vous pensiez que les asiatiques étaient tous très communautaires, figurez-vous que vous aviez raison. Décidés de nous octroyer 4 jours à Vung Tau, dans l’attente de l’arrivée de petite famille, nous avons demandé à Song des billets de bus pour cette station balnéaire du sud du Vietnam. Et comme le sang vietnamien prime, cette dernière a répondu à Arou : « vas voir à cette adresse, c’est à 150 mètres, c’est là où je prends les billets et les revends en faisant une commission, comme t’es viet, je vais pas me faire d’argent sur ton dos, vas-y, tu gagneras 1,50$, bye and enjoy sista ! ». Ce à quoi Arou a pensé, un peu trop précipitamment : « bah voilà, n’est-elle pas belle la vie ? ».

Et voilà que le lendemain, nous étions partis pour une nouvelle (catastrophe) aventure à Vung Tau, ville balnéaire 100% locale. Hâte de lire la suite ? Nous aussi, car à l’heure où cette histoire arrive sur le blog, il est temps pour nous d’enfin en rire.

 

Xin Chao

 

Arou & Flo

 

Juillet 2013 (VND = vietnamese dongs) :

VND = Vietnamese dongs (1€ = 28 000vnd)

Ngan Tuan Hotel : 10$/nuit

Saigon Beer : entre 10 000vnd et 15 000vnd (env. 0,35€ et 0,50€)

Pho (bœuf, poulet ou porc) : entre 30 000 et 60 000vnd (env. 1€ et 2€)

Bus Ho Chi Minh Ville-Vung Tau : 100 000vnd/pers (env. 3,50€)

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