Inde – Varanasi

Chers lecteurs,

 

Varanasi, située sur les rives du Gange, est l’une des villes les plus sacrées d’Inde. Les hindous y viennent par milliers y brûler leur défunt selon leurs croyances religieuses.
Victime de son succès touristique et religieux, lors de festivals, la ville est bondée et la surpopulation ainsi que le piétinage peuvent entraîner des dizaine de décès quotidiennement.

Arrivés en train à la station Mughal Sarai (à 18km de Varanasi), nous avons pris un taxi pour traverser de nuit les rues encore grouillantes et ensablées de la ville.
Puis, après 20 bonnes minutes de marche dans le célèbre Chowk, nous avons rejoint notre très charmante guesthouse qui, depuis son restaurant situé sur le toit, offre un panorama très plaisant sur le Gange et ses principales Ghats, moyennant 1500 roupies/nuit à 3 (un peu cher mais la plupart des GH de varanasi affichent souvent complètes, c’est pourquoi c’est la seule ville où nous conseillons de réserver à l’avance).

 

Vue sur le Gange depuis Ganpati guesthouse

Varanasi est une ville spirituelle malheureusement entachée par le tourisme de masse, à la même image que Lisieux ou Lourdes, mais à l’indienne.
Les guides (Guide du routard et Lonely Planet) mettent en garde contre les rabatteurs un peu lourd-dingues et malheureusement pour nous et pour cette ville portant tant de symboles de la culture indienne, nous nous sommes sentis énormément oppressés.

Et donc, même dans les villes les plus sacrées, il faut oublier toutes nos illusions de bienveillance à notre égard et rester sur l’idée que -malheureusement- rien n’est gratuit, même l’explication « offerte » au détour d’un coin de rue par un vieil homme, censée avoir pour seul but de « partager la culture du peuple indien ».

Bref, nous ,on est mitigé. Nous savons que Varanasi est très importante pour les hindous mais nous regrettons d’avoir été victimes de certains filous qui nous ont poussé dans nos retranchements au point d’en devenir méfiants, agressifs et complètement fermés au partage de culture.
Ça nous rend triste mais on reconnaît que l’Inde c’est aussi ça.

Cependant, tous les voyages et voyageurs sont différents. Question de personnalité et d’appréhension probablement. Certains backpackers ont adoré Varanasi, et ont mieux que nous, réussi, à se fondre dans la masse. Il semblerait donc falloir le voir, pour savoir…

Ce que nous avons fait…

Marcher le long du Gange tôt le matin ou en fin d’après-midi (autrement, la chaleur du jour peut être étouffante), jusqu’à la principale burning ghat (Manikarnika ghat) ou les défunts sont brulés sur des bûchés pour libérer leur âme du cycle de réincarnation. Tout autour sont érigés des bâtiments dédiés aux derniers jours des malades venus spécialement pour mourir à Varanasi. C’est impressionnant, bien éloigné de nos croyances chrétiennes, mais si intriguant à regarder et à essayer de comprendre.

Tous les jours à 19h, il y a à la Dasaswamedh Ghat, une cérémonie qui rassemblent de nombreux croyants et autres curieux. C’est entraînant et agréable mais cela constitue peut être la seule chose intéressante à faire le soir à Varanasi.


La balade en bateau sur le Gange au lever du soleil (100 roupies/personne) est fantastique. C’est un peu le rendez vous de tous les touristes mais l’illusion de tranquillité est parfaite. En revanche, si, sur votre barque, vous pensez vous croire loin du business touristique si épuisant, détrompez-vous. Effectivement, vous pouvez voir débarquer sur une chaloupe un petit monsieur ou une petite dame, pour vous proposer une bougie à déposer sur l’eau. C’est esthétiquement très beau et probablement spirituellement important mais, pour nous, ceci ne semblait pas vraiment nécessaire. Devant notre refus, petit monsieur indien nous força la main en nous disant « it’s good for karma ». Puis, nous, peut être trop naïfs, avons fini par accepter en se disant « ça doit être gratuit, c’est religieux quand même ». Une fois à l’eau, on s’est discrètement mis d’accord pour donner modestement 15 roupies au petit monsieur qui… En fait nous réclamait, ce coup-ci très explicitement, 100 roupies chacun. Un tantinet énervés, nous l’avons poliment remercié en lui disant qu’initialement on ne lui avait rien demandé et que c’était pas très sympa de nous avoir forcé la main. Et au final… Si, le lendemain, à notre départ de Varanasi, notre train a eu 18h de retard et, que les pigeons nous ont chié dessus à répétition, c’était peut être à cause de notre « mauvais karma de la bougie sur le Gange ». On prend donc note pour la prochaine fois…
Bref, le matin, sur les bords du Gange, ça grouille d’activités : toilette du matin, prière, crémation des corps, lessive… C’est captivant et toujours plein de couleurs.

Bougie « good for karma » sur le Gange

A part ça, on a aussi aimé le shopping dans le chowk, à acheté souvenirs et breloques. Le marchandage se fait naturellement et sans réel sentiment d’oppression. Par contre, se perdre plus loin dans les rues de Varanasi bouchonnées de voitures, auto-rickshaws, vélo-rickshaws, vaches, motos, piétons, etc. c’est épuisant mais c’est aussi le charme de la ville !

Et voilà messieurs-dames, la fin du périple en Inde s’approche. Avant dernière destination : Darjeeling, que nous attendons avec impatience!

 

On vous embrasse.

 

Arou & Flo

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