Cambodge – De la Thaïlande au Cambodge, une histoire d’arnaque

Chers internautes,

 

Après notre court séjour de détente dans l’est de la Thaïlande, nous avons franchi la frontière vers Poipet au Cambodge depuis Aranya Prathet en Thaïlande.
La morale de cette histoire nous aura appris beaucoup de choses et nous aura introduit à bien des ennuis les semaines suivantes.

Voici donc le début de nos (més)aventures au Cambodge, en commençant par le passage de la frontière qui introduira le chapitre premier et fondamental : « attention aux arnaques ».

 

Leçon numéro 1 : Se renseigner, être bien préparé, s’armer d’une farouche attitude de « je-refuse-de-me-faire-avoir »

Arrivés en bus à Aranya Prathet (depuis Nang Rong), on réalise que le système est déjà bien monté, bien rodé : d’autres étaient là avant nous, d’autres viendront après nous… Et les locaux ont bien compris l’affaire et font du bétail que nous sommes un vrai business.

Bref, avant de se retrouver à Aranya, nous nous étions déjà beaucoup renseignés sur la marche à suivre une fois sur place. Résultat de nos recherches : l’entrée au Cambodge n’est pas de tout repos, de nombreuses arnaques et ventes forcées ont lieu. Et que vous traversiez depuis la Thaïlande ou depuis le Laos, il faut toujours rester vigilants car c’est trop facile de se faire avoir et trop rageant de s’en rendre compte après.

En effet, de nombreuses « agences » qui se situent juste avant la frontière se déclarent être le bureau officiel des visas et font payer des visas pour le Cambodge une blinde inouïe ! Il faut donc absolument savoir que théoriquement et officiellement le visa cambodgien coûte précisément 20$, pas plus, pas moins.

A la station de bus d’Aranya Prathet, il y a une multitude de tuk-tuks qui attendent les touristes pour les déposer à la frontière qui se situe à environ 10 minutes. Nous avons donc emprunté notre premier tuk-tuk conduit par une femme pour 80thb (env. 2€ et prix négocié de 20thb). Et Madame-je-suis-une-sournoise-bien-intégrée-dans-le-système nous a gentiment déposé au pied d’un bâtiment où une affiche, au look étrangement très publicitaire, indiquait « Visa border ». En aparté… Ça sentait le fake à 3 km. « A peine » méfiants, nous sommes rentrés dans le hall où plusieurs bureaux étaient installés et où plusieurs touristes s’affairaient à se faire duper, on nous a annoncé que les visas devaient se prendre ici et que ça nous coûterait 60$ !!! Nous avons donc sereinement jeter un gros LOL à la face de notre escroc d’interlocuteur et sommes partis en entendant ce dernier nous dire que de toute manière on allait devoir revenir car bien sur c’est bien ici qu’on fait les visas (ce à quoi Arou à rigolé en pensant « j’ai bossé pour des assurances étudiantes, tu me la feras pas trou de cul! »).

Nous sommes donc sortis de ce lieu puant la fausseté, et avons marché à peine 50m pour trouver l’entrée officielle du passage de la frontière. BOO YAAA !

Rock-and-world VERSUS escroc : 1 – 0

Après un dernière noodle soup sur le territoire thaïlandais, par une chaleur suffocante nous faisant dégouliner comme glaçons au soleil, nous avons échangé nos derniers bahts en US dollars (monnaie la plus courante au Cambodge) pour pouvoir payer nos visas, avant d’enfin sortir du territoire.

 

Leçon numéro 2 : Ne jamais se croire sortis d’affaire

Si vous avez échappé au premier taclage du faux poste d’obtention de visa, c’est bien… mais attention, il est très peu probable que vous évitiez la balayette d’accueil. Ah ah ah !

Très fiers de nous, et jubilant à la vue du panneau qui indiquait un truc du genre : « ne vous fiez pas aux organismes non officiels prétendant délivrer des visas… », nous avons enregistré notre sortie de territoire sans aucun pépin.

Mais… Oui il y a toujours des « mais » dans ce qu’on fait. Une fois le bureau d’immigration thaïlandais passé puis la centaine de mètres marchée, on arrive au poste officiel cambodgien des visas où on voit le panneau indiquant que le prix du visa coûte 20$ comme prévu et après avoir rempli les papiers d’entrée sur le territoire, le monsieur en uniforme qui prend nos passeports nous indique une feuille écrite à la main qui nous informe qu’en plus des 20$, nous devons nous acquitter de la somme de 100thb chacun. Pourquoi ? Bonne question. Devant notre moue dubitative, Monsieur l’officier démarre un discours du style : « mais non c’est pas de l’arnaque c’est pour blablabla » en d’autres termes « paye connard où tu peux aller mettre ton passeport là où je pense ». Du coup, on s’est retrouvé comme deux gros loosers devant le bureau de délivrance des visas à devoir payer 200thb pour aucune raison compréhensible.

Rock-and-world.net VERSUS escroc : 1 – 1

 

Leçon numéro 3 : Bienvenue au Royaume du Cambodge

Au Cambodge, il semblerait que les escroqueries touristiques soient très fréquentes, bien plus que chez ses voisins la Thaïlande ou le Laos (pays dans lesquels nous avons eu aucun problème soit dit en passant). Les flics cambodgiens sont si peu payés que la corruption est devenue pratique courante. Il n’est donc pas rare de voir des blancs payer des bakchichs aux policiers pour se sortir d’affaires gênantes : accident de la route, oublie du port du casque, faire une déclaration de vol…

Effectivement c’est révoltant mais qu’est-il possible de faire à notre niveau ? La question reste ouverte…

A quelques mètres seulement du bureau d’immigration, se situe une navette gratuite (évidente à trouver) qui accueille les touristes et qui les dépose à la station de bus. Après 20 minutes de navette, nous avons donc été déposés à une gare fantôme où pour 10$, nous avons effectué le trajet Poipet – Siem Reap en minivan climatisé en 2h (compter 9$ pour le bus non climatisé qui prend 3h).

Au Cambodge, il y a deux monnaies officielles : le riel et le dollar américain (1$ = 4 000R). Tout retrait se fait en dollar et la plupart du temps en grosses coupures (billets de 50 ou 100$) ce qui est drôlement pénible puisque la vie de tous les jours se paye à base de petits dollars par-ci, par-là, et que bien souvent le restaurant de rue n’a jamais la monnaie sur les gros billets. Cependant et heureusement, aux heures d’ouverture, les banques ne rechignent jamais à faire du change en petites coupures. Les montants inférieurs à 1$ se font en riels et constitue en fait les centimes de cette monnaie internationale. Notez également qu’il n’est pas rare de voir des riels se baladés assez souvent même si le dollar reste roi.

 

Tuk-tuk station de bus d’Aranya Prathet – frontière : 80thb (env. 2€, probablement possible de faire mieux)
Visa cambodgien : 20$ + 100thb volés (15€ + 2,50€)
Minivan Poipet – Siem Reap : 10$ chacun (env. 7,50€)

Arou & Flo

Bienvenue au Cambodge !

5 Responses to “Cambodge – De la Thaïlande au Cambodge, une histoire d’arnaque

  • Ariane, Flo,
    La police au Cambodge est payée 30 dollars/mois d’après nos informations. Ce n’est pas étonnant qu’il y ait tellement de corruptions !

  • 1-1, je dis : joli score. Cela ne doit pas être évident d’esquiver tout ces pièges. Merci pour les conseils.
    Cela me fait penser que ma banque me propose un transfert Pound-Euro pour 1,0003. Alors que le bureau de change, juste à côté me propose 1.1368. Pas besoin de voyager loin pour trouver des escrocs. 😉

    Cheers!

    • Effectivement 1.0003 c’est se moquer un peu du monde 😀

      Allé on les aime quand même les anglais 😉

  • hehe on vient d’arriver au Cambodge il y a quelques minutes…. Grace a vous on ne s’est pas fait avoir par le « batiment officiel » ou le tuk tuk nous dépose… Par contre les 100 bath en plus on les a pas évité non plus… 🙂
    Nous l’arnaque a continue de plus belle… 10$ le bus pour siem reap, nickel bleu ciel… Sauf que le bus nous a depose hors de siem reap pile a l’endroit ou les cousins du potes du frangin avaient leur tuktuk… 🙂 Bref 100bath de moins pour le tuktuk…

  • He he au moins on vous aura évité ça ! Ça nous a paru louche tout de suite!

    Pour l’arrivée à Siem Reap, même combat on peut pas y faire grand chose. Il me semble qu’on avait réussi à négocier pour 80 baths pour aller jusqu’à notre auberge c’est déjà ça de pris ! Continuez bien votre périple au Cambodge on vous suit aussi !

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