Thaïlande – Il était une fois l’Est

Chers internautes,

 

Depuis Don Det, une des 4000 îles du sud du Laos, nous avons rejoint Ubon Ratchatani, principale ville de l’est de la Thailande, en bus puis en mini-van puis en pick-up et il est intéressant de constater qu’au Laos, passer d’un point A à un point B, dans ce genre de contexte, parait un peu plus délicat qu’en Thaïlande où tout est facile. Ici, on ne vous explique rien et on se contente de vous jeter en l’air comme ça, tout en vous donnant la désagréable sensation de ne jamais savoir où vous allez retomber. Mais pas d’inquiétude, nous avons appris à nos dépends qu’il y a toujours quelqu’un pour nous rattraper à un moment où un autre.

De Don Det, nous sommes retournés sur Pakse en bus. A cet instant précis, on nous a fait monter dans un mini-van pour au final nous demander d’en redescendre et enfin nous replacer dans un autre véhicule. Arrivés à la frontière, on nous a vaguement envoyé au « bureau numéro 4 » pour enregistrer notre sortie de territoire et une fois le tunnel traversé et la frontière passée, nous ne savions absolument pas qui retrouver du côté thaïlandais pour nous livrer à bon port. Une fois de plus, la complexité s’est en fait révélée très facile, puisque à la sortie du bureau d’immigration, nous attendait un gentil monsieur pour nous demander notre destination finale et immédiatement nous nous sommes retrouvés embarqués dans un pick-up climatisé pour 2h30 d’autoroute à 4 voies de qualité tout autre que celle des routes laotiennes. Dès lors, un vieux souvenir nous a embaumé le cœur d’un doux sentiment de sécurité : « La Thaïlande ! Que c’est facile ! »

 

Billet Don Det – Ubon Ratchatani : 110 000lak/pers. (env. 11€)

 

Ubon Ratchatani

A Ubon Ratchatani, nous avons d’abord visité une chambre d’hôtel complètement lugubre où pour 280thb/nuit (env.7€) nous était proposé, à la même image de l’hôtelier à l’œil crevé, une chambre effrayante, à la salle de bain moisie et à la cuvette des toilettes complètement crasseuse et défoncée. Nous sommes partis en souriant (et hurlant intérieurement) pour rejoindre le Sri Isan Hotel, situé à 5 minutes du marché de nuit et qui, pour 450thb/nuit (env. 11€) nous offrait une chambre d’hôtel d’un standard occidental et où nous retrouvions pour la première fois depuis des mois de l’air climatisé, un frigo et… un sèche-cheveux ! Des petits bonheurs simples qui illuminèrent nos trois jours dans cette ville qui, en cette période, ne présentait pas de grand intérêt touristique. Rien à faire mise à part marcher, manger et dormir.

A Ubon Ratchatani, en basse saison touristique, il n’y a effectivement pas grand-chose à faire. Son seul intérêt repose sur son marché de nuit, ses quelques temples (presque tous en travaux à cette époque) et son parc national qui se situe à plusieurs dizaines de kilomètres au nord-est et qui n’a pas suscité en nous un immense enthousiasme. En juillet, il semblerait qu’il y ait la parade des bougies (qui a pour but de remplacer la fête des fusées estimée trop dangereuse et qui est cependant largement fêtée au Laos) où de nombreuses statues de cire sont sculptées puis exposées dans la ville. Manque de bol, fin mai 2013, ce n’était pas le bon moment pour espérer trouver des choses très intéressantes. Qu’à cela ne tienne, nous avons quand même passé 3 jours à Ubon, à faire le bilan de notre mois au Laos et à planifier les semaines à venir.

Monument of merit @ Ubon Ratchatani

Face à tant de modernité, aux nombreux 7/11 (mini supermarchés ouverts 24/24), aux écrans géants publicitaires dans les rues, nous étions à la fois à l’aise dans un univers que nous connaissions, mais aussi déstabilisés après avoir vécu un mois dans un Laos très simple et sans artifice.

Le Sri Isan Hotel se situe à 5 minutes à pied du marché de nuit qui est l’endroit où il faut aller pour dîner pas cher et se mêler à la foule locale. Car, oui, pour le coup, des blancs, des « farangs » (étrangers), il n’y en a aucun à l’exception de nous, enfin à l’exception de Flo plus précisément ! Cependant et étrangement, ce n’est pas Flo qui a suscité le plus de curiosité mais Arou, avec son air de « je-ressemble-aux-filles-d’ici » mais « j’ai-quand-même-une-drôle-de-tête-d’étrangère ». Résultat, des regards de partout, de tout le monde, et ce tout au long de notre court séjour dans l’est de la Thaïlande. Bref, de quoi nous plonger dans l’illusion d’être des célébrités venant du far west. C’était plutôt amusant et tout de même sans commune mesure avec la curiosité que nous suscitions en Inde.

 

Sri Isan Hotel : 450thb/nuit (env. 11€)

 

Nakhon Ratchasima (Khorat)

 

Bien… Ubon Ratchatani, c’était cool, avec ses boutiques de musique à chaque coin de rue, mais au final, une nuit suffisait pour y faire un gros dodo et repartir pour l’aventure.

Pour nous rendre à Nakhon Ratchasima (également appelée Khorat), nous avons emprunté, pour la première fois en Thaïlande, le train ! Et s’il y a bien une chose sûre en Thaïlande, c’est que le train reste quand même la meilleure option de transport concernant le rapport qualité/prix. Pour le coup, le trajet nous aura coûté dans les 250thb/pers. (env. 6€) et aura cependant quand même pris 7h… Même dans l’Est, où le touriste est très rare, la Thaïlande, est toujours un super endroit pour se paumer car on ne le reste jamais très longtemps ! Eh oui, il semblerait qu’il y a toujours un petit curieux pour filer un coup de main avec un sourire en prime. Tout ça pour dire, qu’après l’hymne nationale chanté à 8h pétante dans la gare, on nous a gentiment posé dans le train bien avant que tout le monde embarque. Et bien que le trajet fut, une fois de plus épuisant, il a été tout de même très agréable.

Flo en attente du départ dans le train vers Nakhon Ratchasima

Arou dans le train thaïlandais

A Nakon Ratchasima, rebelotte, trois jours où manger, marcher, dormir étaient notre leitmotiv.

Après une balade d’environ 7km à pied, pour aller jeter un œil aux différents marchés, monuments et temples de la ville, à Nakhon, pour le touriste blanc, il n’y a rien de fou à planifier. Cependant, d’un regard extérieur, la ville parait très dynamique et tout à fait indépendante du tourisme de masse dont bénéficie le reste du pays. Résultat, personne n’est lourd, personne ne vous aborde pour de quelconque vente forcée et… rien n’est écrit en anglais ! Il n’y a plus qu’à se débrouiller avec le langage des signes pour se faire comprendre et le tour est joué !

Thao Suranari Monument

Wat Phayap

Wat Salaloi

Naranya Temple

Superbe adresse pour ne rien faire : Sansaibai guesthouse, un hôtel sur plusieurs étages, clean, entouré de nombreux stands pour déguster des « noodle soups » (malheureusement sans saveur). La chambre, avec salle de bain, ventilateur, frigo et télévision (avec TV5 monde, yihaaa), coûte 350thb/nuit (env. 8.50€) et nous a comblé le cœur d’un semblant de chez nous l’espace de trois nuits et trois jours d’orages intempestifs.

 

Bref, en résumé, de la glande pendant six jours… voyager, c’est aussi ça !

Découverte culinaire : le ramboutan (fruit qui ressemble à un litchi)

 

Sansaibai guesthouse : 350thb/nuit (env. 8.50€)

 

Nang Rong

 

Passons aux choses sérieuses et notamment au coup de cœur surprise de Nang Rong ! (De manière très brève pour éviter les redondances, le trajet Nakon-Nang Rong s’est fait en bus, c’est très facile vous verrez, souvenez-vous, vous êtes en Thaïlande, c’est facile).

Donc, nous disions, à Nang Rong, nous avons dormi à P California Interhotel. Hôtel simple mais de grande qualité où nous avons rencontré nos premiers blancs depuis plus d’une semaine : Marine qui effectue un de ses rêves (le tour de l’Indochine) accompagnée de son amie Elise. Après quelques heures de bonne poilade entre voyageurs, nous étions plutôt heureux de nous reconnecter socialement après un tête à tête de plusieurs jours. Effectivement, l’isolement ne fait pas toujours du bien.

Tenu par un couple de thaïlandais très aimable et serviable qui parle un anglais parfait à nous faire avoir honte de notre façon de nous exprimer, à P California Interhotel, on nous a gentiment accueilli et fourni toutes les informations nécessaires sur les environs ainsi qu’une carte assez basique mais tout à fait claire pour nous repérer dans la ville..

Oubliez Nang Rong, il n’y a rien à faire. Il y est très facile d’y manger pour pas cher puisque vous avez un marché du matin, un marché d’après-midi et un marché de nuit. De quoi avaler une « noodle soup » ou autre nouvelle expérience culinaire locale facilement. Le seul intérêt de Nang Rong, réside dans le fait que cette petite ville se situe non loin du parc historique de Phanom Rung qui renferme un très bel héritage de l’empire Khmer : des ruines parfaitement restaurées qui rappellent la beauté d’Angkor (mais ça, on y viendra plus tard).

P California Interhotel : 350thb/nuit (env. 8.50€)

 

Phanom Rung et Prasat Muang Tam

Pris dans l’ennui de notre rythme nettement ralenti des derniers jours, nous étions venus à Nang Rong pour visiter le parc historique de Phanom Rung, discrètement décrit dans notre guide. A environ une demi-heure en scooter (compter 200thb/scooter à vitesse, env. 5€.) de P California Interhotel, le parc historique renferme bien des trésors. Bien plus petit que le site de Sukhotaï, le petit périple par là-bas ne prend que 5h (trajet, visite et déjeuner inclus). Très peu fréquenté par le touriste occidental, nous avons été très surpris par la beauté et la qualité du lieu. Pour le coup, le déplacement valait vraiment la peine ! Assez discuté, on vous présente rapidement les lieux.

Phanom Rung sur rock-and-world.net

Flo s’apprête à escalader les marches jusqu’à Phanom Rung

Arou fait joujou avec la GoPro

Magnifique panorama depuis Phanom Rung

Entrée du sanctuaire Prasat Muang Tam

Flo fait des cascades à Prasat Muang Tam

Nang Rong (Phanom Rung)

 

Prasat Muang Tam

Combo ticket : 150thb/pers. (env. 3.70€) pour le Parc historique de Phanom Rung et le sanctuaire Prasat Muang Tam

 

Après l’est de la Thaïlande

Notre rapide séjour-stand-by-d’avant Cambodge dans l’est de la Thaïlande n’était pas grandement productif mais s’est tout de même révélé bien reposant et s’est fini sur une touche bien surprenante du côté de Nang Rong.

Après la visite de Phanom Rung et Prasat Muang Tam, direction Aranya Prathet pour franchir la frontière vers le Cambodge. Depuis Nang Rong, il n’y aucune information dans les guides ou sur internet indiquant l’existence d’un bus allant jusqu’à Aranya Prathet mais vue la proximité entre Nang Rong et Aranya, il nous semblait impossible qu’un bus faisant cette liaison n’existe pas. Et après vérification sur place, pas d’erreur et pas de souci pour se rendre à la frontière cambodgienne et passer la frontière. D’ailleurs concernant le passage de la frontière, celui-ci s’est révélé un peu plus compliqué que celui entre la Thaïlande et le Laos. Mais nous vous raconterons tout ça très bientôt depuis le Cambodge !

 

Arou & Flo

 PS : pour celles et ceux qui souhaitent découvrir la Thaïlande, un excellent site où vous trouverez plein d’informations, de l’horaire de bus à toutes les activités touristiques www.thailandee.com

 

 

 

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